23 janvier 2026
Timothée Pembele : "Ils ne savent pas le bien qu’ils m’ont fait !"
A nouveau prêté par Sunderland, le jeune défenseur (23 ans) formé au PSG est de retour sous nos couleurs ! Et il en est terriblement heureux…
Timothée, qu’as-tu ressenti dimanche à Rennes quand tu as revêtu à nouveau le maillot et que tu es entré en jeu ?
C’était beaucoup d’émotion, beaucoup de joie. J'attendais ce moment depuis très longtemps. Je ne m’attendais pas à rentrer aussi tôt. Ça fait plaisir, ça prouve que le staff a toujours confiance en moi pour me faire entrer si tôt, en sachant que je ne suis pas encore très en forme. J’ai eu beaucoup d’émotion ! Parce que les six derniers mois n’étaient pas faciles.
Tu n’avais pas joué depuis notre match à Strasbourg au mois de mai ?
J’avais joué un match avec les jeunes vers octobre, mais un match en professionnels, ça faisait huit mois à peu près. C’est quand même long ! C’est pour ça que j’étais très content dimanche, j’étais ému. Ça m’a fait très plaisir, je ne pensais pas que j’allais rentrer si tôt. Même si j'ai joué une trentaine de minutes, c'est déjà énorme.
C’est déjà bien, parce qu’il y avait beaucoup d’intensité !
Oui, avec une belle équipe en face, à l’extérieur, on part avec un point, c'est bien.
Justement c'était dur pour toi, ces 38 minutes ?
C’était dur, après, il y a eu la mi-temps qui m’a permis de me reposer un peu. Mais oui, c’était dur, l’intensité, les ballons dans le dos, la gestion de l’espace, la profondeur, la tactique… Ça m'a fatigué un peu, oui.
Quand on ne joue pas pendant longtemps comme ça, on ne perd donc pas que physiquement ?
Tu perds physiquement. Forcément, tu perds la confiance mais en tant qu’homme, tu te dis toujours que tu es fort pour pas vraiment tomber bas. Oui, tu perds tout, physiquement… Tu ne perds pas ta joie de vivre, parce que, le foot, ça ne reste qu’un sport, mais tu perds quand même beaucoup de choses… Le plaisir de regarder les matches. Je regardais les matches du Havre et de Champion’s League, quand j’avais le temps. Sinon je ne regardais pas trop. Je suis revenu à Sunderland parce que c’était dans mon contrat, je n’avais pas le choix. Et je n’ai pas pu partir. Le Havre, ils ne savent pas le bien qu’ils m’ont fait ! Pour eux, je reste un joueur, ils me reprennent en tant que ça, mais pour un joueur qui ne joue pas, c’est comme si quelqu’un venait te sauver une deuxième fois ! Je n’ai pas eu le temps de leur dire merci, parce qu’on est des hommes, on ne va pas se faire des bisous, mais par écrit, ce sera mieux ! Donc, ils ne savent pas tout le bien qu’ils m’ont fait à moi et à ma famille. Quand tu vis des moments difficiles comme ça et qu’on vient t’aider une deuxième fois… ça fait plaisir. Tu te dis qu’il y a des gens qui continuent à croire en toi ! Quand tout le monde te néglige… Donc, tu apprécies tous les petits moments, même quand les gens viennent te dire bonjour ! ça paraît anodin, mais pendant les six mois, il y a des gens qui ne me disaient pas bonjour. Donc, quand on vient me dire bonjour, on me fait la passe… Je sens que je suis aimé, et ça me fait plaisir ! Dans le foot, on ne voit pas trop le côté humain des joueurs. J’ai connu les bas-fonds d’un joueur sous contrat, et revenir dans un club où les gens t’attendent et te veulent, ça fait énormément plaisir !
Ici, les gens connaissent ton tempérament généreux, ils sont forcément contents. Et puis, il y a eu ce but contre Nantes et le maintien acquis à la dernière seconde à Strasbourg ! Ces moments, dans ta carrière, tu les mets où ?
Je les mets en Top 1 ! Franchement, le retour à l’aéroport, c’était incroyable ! Les fumigènes, tout le monde était heureux, la panenka d’Abdou… C’était de la folie ! Mais sur le moment, tu ne te rends pas compte, c’est une fois que tu es posé chez toi, tu reçois plein de messages, tu revois les vidéos… Je reviens six mois après, les gens n’ont toujours pas oublié !
C’était beaucoup d’émotion, beaucoup de joie. J'attendais ce moment depuis très longtemps. Je ne m’attendais pas à rentrer aussi tôt. Ça fait plaisir, ça prouve que le staff a toujours confiance en moi pour me faire entrer si tôt, en sachant que je ne suis pas encore très en forme. J’ai eu beaucoup d’émotion ! Parce que les six derniers mois n’étaient pas faciles.
Tu n’avais pas joué depuis notre match à Strasbourg au mois de mai ?
J’avais joué un match avec les jeunes vers octobre, mais un match en professionnels, ça faisait huit mois à peu près. C’est quand même long ! C’est pour ça que j’étais très content dimanche, j’étais ému. Ça m’a fait très plaisir, je ne pensais pas que j’allais rentrer si tôt. Même si j'ai joué une trentaine de minutes, c'est déjà énorme.
C’est déjà bien, parce qu’il y avait beaucoup d’intensité !
Oui, avec une belle équipe en face, à l’extérieur, on part avec un point, c'est bien.
Justement c'était dur pour toi, ces 38 minutes ?
C’était dur, après, il y a eu la mi-temps qui m’a permis de me reposer un peu. Mais oui, c’était dur, l’intensité, les ballons dans le dos, la gestion de l’espace, la profondeur, la tactique… Ça m'a fatigué un peu, oui.
Quand on ne joue pas pendant longtemps comme ça, on ne perd donc pas que physiquement ?
Tu perds physiquement. Forcément, tu perds la confiance mais en tant qu’homme, tu te dis toujours que tu es fort pour pas vraiment tomber bas. Oui, tu perds tout, physiquement… Tu ne perds pas ta joie de vivre, parce que, le foot, ça ne reste qu’un sport, mais tu perds quand même beaucoup de choses… Le plaisir de regarder les matches. Je regardais les matches du Havre et de Champion’s League, quand j’avais le temps. Sinon je ne regardais pas trop. Je suis revenu à Sunderland parce que c’était dans mon contrat, je n’avais pas le choix. Et je n’ai pas pu partir. Le Havre, ils ne savent pas le bien qu’ils m’ont fait ! Pour eux, je reste un joueur, ils me reprennent en tant que ça, mais pour un joueur qui ne joue pas, c’est comme si quelqu’un venait te sauver une deuxième fois ! Je n’ai pas eu le temps de leur dire merci, parce qu’on est des hommes, on ne va pas se faire des bisous, mais par écrit, ce sera mieux ! Donc, ils ne savent pas tout le bien qu’ils m’ont fait à moi et à ma famille. Quand tu vis des moments difficiles comme ça et qu’on vient t’aider une deuxième fois… ça fait plaisir. Tu te dis qu’il y a des gens qui continuent à croire en toi ! Quand tout le monde te néglige… Donc, tu apprécies tous les petits moments, même quand les gens viennent te dire bonjour ! ça paraît anodin, mais pendant les six mois, il y a des gens qui ne me disaient pas bonjour. Donc, quand on vient me dire bonjour, on me fait la passe… Je sens que je suis aimé, et ça me fait plaisir ! Dans le foot, on ne voit pas trop le côté humain des joueurs. J’ai connu les bas-fonds d’un joueur sous contrat, et revenir dans un club où les gens t’attendent et te veulent, ça fait énormément plaisir !
Ici, les gens connaissent ton tempérament généreux, ils sont forcément contents. Et puis, il y a eu ce but contre Nantes et le maintien acquis à la dernière seconde à Strasbourg ! Ces moments, dans ta carrière, tu les mets où ?
Je les mets en Top 1 ! Franchement, le retour à l’aéroport, c’était incroyable ! Les fumigènes, tout le monde était heureux, la panenka d’Abdou… C’était de la folie ! Mais sur le moment, tu ne te rends pas compte, c’est une fois que tu es posé chez toi, tu reçois plein de messages, tu revois les vidéos… Je reviens six mois après, les gens n’ont toujours pas oublié !
"Ici, c'est toujours pareil, c'est la famille !"
As-tu eu d’autres propositions ?
J’ai eu d’autres propositions, mais je n’ai pas plus poussé que ça, parce que ce n’étaient pas des championnats qui m’intéressaient. Je suis donc resté, je me suis entraîné avec les jeunes de là-bas, parfois un peu à part. J’étais avec Abdoullah Ba ! On se serrait les coudes, on prenait semaine par semaine et on savait qu’un jour, quoi qu’il arrive, ça allait se finir. Et aujourd’hui, c’est fini ! Mais je ne veux pas qu’on me le rappelle tout le temps. Parce qu’en fait, instinctivement, à chaque fois que je ne serai pas bon ou pas en forme, on va me répéter que c’est parce que je n’ai pas joué pendant six mois. Et en fait, mon cerveau va se conforter en se disant « si là tu n’es pas bon, si tu n’es pas en forme physique, ce n’est pas grave, c’est à cause des six mois ! » Alors qu’il faut se dire que si je ne suis pas en forme, si je ne suis pas bon, c’est parce que je dois travailler plus que les autres. C’est ça que j’essaie de dire aux gens, de ne pas trop me le répéter. Bon, c’étaient les premières semaines, mais à la fin de celle-ci, ce sera du passé. Il faudra que je me dise qu’il faut que je bosse plus pour récupérer le temps perdu. Il ne faut pas toujours regarder derrière.
As-tu un programme adapté par rapport aux autres ?
Oui, j’en fais un peu plus avec les prépas. Ils sont dans la gestion de mon corps, si j’ai besoin de bosser plus, s’il faut stopper pour ne pas trop risquer de se blesser…
Comment as-tu retrouvé le club en revenant ?
Toujours bien ! L’atmosphère est cool, j’ai retrouvé les gars. En plus, la salle de gym a changé, il y a beaucoup plus d’espace… Ici, c’est toujours pareil, c’est la famille, tout le monde t’accueille bien. L’intégration s’est vite faite, comme j’étais là il y a encore quelques mois.
Vous avez regardé la finale de la CAN tous ensemble en revenant de Rennes ?
Oui, on a regardé dans le bus !
Il y a plusieurs aspects sur cette CAN. D’abord, la panenka !
Il n’y a qu’Abdou pour faire ça ! (rires) Ce n’est pas pour tout le monde !
Et tu as des origines de RDC…
Oui, je suis congolais, par mes parents. On en parle souvent avec Lionel (Mpasi), Daren (Mosengo), et Felix (Mambimbi). La sélection est dans un coin de ma tête, j’espère y aller un jour si j’ai la possibilité et si on me veut. En plus, ils ont un match important en mars pour la qualification pour la Coupe du Monde. Je n’ai toujours pas vu mon pays en Coupe du Monde depuis que je suis né ! (NDLR : l’unique participation de la République Démocratique du Congo, alors dénommée Zaïre, remonte à 1974). Ça peut être une belle histoire pour le pays. Les gens en ont besoin, de voir leur pays à la Coupe du Monde.
J’ai eu d’autres propositions, mais je n’ai pas plus poussé que ça, parce que ce n’étaient pas des championnats qui m’intéressaient. Je suis donc resté, je me suis entraîné avec les jeunes de là-bas, parfois un peu à part. J’étais avec Abdoullah Ba ! On se serrait les coudes, on prenait semaine par semaine et on savait qu’un jour, quoi qu’il arrive, ça allait se finir. Et aujourd’hui, c’est fini ! Mais je ne veux pas qu’on me le rappelle tout le temps. Parce qu’en fait, instinctivement, à chaque fois que je ne serai pas bon ou pas en forme, on va me répéter que c’est parce que je n’ai pas joué pendant six mois. Et en fait, mon cerveau va se conforter en se disant « si là tu n’es pas bon, si tu n’es pas en forme physique, ce n’est pas grave, c’est à cause des six mois ! » Alors qu’il faut se dire que si je ne suis pas en forme, si je ne suis pas bon, c’est parce que je dois travailler plus que les autres. C’est ça que j’essaie de dire aux gens, de ne pas trop me le répéter. Bon, c’étaient les premières semaines, mais à la fin de celle-ci, ce sera du passé. Il faudra que je me dise qu’il faut que je bosse plus pour récupérer le temps perdu. Il ne faut pas toujours regarder derrière.
As-tu un programme adapté par rapport aux autres ?
Oui, j’en fais un peu plus avec les prépas. Ils sont dans la gestion de mon corps, si j’ai besoin de bosser plus, s’il faut stopper pour ne pas trop risquer de se blesser…
Comment as-tu retrouvé le club en revenant ?
Toujours bien ! L’atmosphère est cool, j’ai retrouvé les gars. En plus, la salle de gym a changé, il y a beaucoup plus d’espace… Ici, c’est toujours pareil, c’est la famille, tout le monde t’accueille bien. L’intégration s’est vite faite, comme j’étais là il y a encore quelques mois.
Vous avez regardé la finale de la CAN tous ensemble en revenant de Rennes ?
Oui, on a regardé dans le bus !
Il y a plusieurs aspects sur cette CAN. D’abord, la panenka !
Il n’y a qu’Abdou pour faire ça ! (rires) Ce n’est pas pour tout le monde !
Et tu as des origines de RDC…
Oui, je suis congolais, par mes parents. On en parle souvent avec Lionel (Mpasi), Daren (Mosengo), et Felix (Mambimbi). La sélection est dans un coin de ma tête, j’espère y aller un jour si j’ai la possibilité et si on me veut. En plus, ils ont un match important en mars pour la qualification pour la Coupe du Monde. Je n’ai toujours pas vu mon pays en Coupe du Monde depuis que je suis né ! (NDLR : l’unique participation de la République Démocratique du Congo, alors dénommée Zaïre, remonte à 1974). Ça peut être une belle histoire pour le pays. Les gens en ont besoin, de voir leur pays à la Coupe du Monde.
"Au Havre, ça vit les tacles, ça vit les contacts, c’est un peu à l’anglaise."
Question d’importance : triches-tu toujours aux cartes avec ta petite sœur ? (voir interview : https://www.hac-foot.com/actualite/timothee-pembele-je-me-sens-de-mieux-en-mieux.html)
Toujours ! (rires) Ici, on joue à un jeu au vestiaire, j'ai oublié le nom, avec des dés. Ils m’ont appris à jouer, mais il y a beaucoup de tricheurs ! En fait, il faut tricher en même temps qu’eux, sans se faire voir… (rires)
Qu’attends-tu du match de samedi ?
Pour l'équipe, j'attends que tout le monde soit en forme, pour qu'on gagne, pour qu'on prenne le maximum de points d'avance sur ceux qui sont derrière nous. Et qu'on rende heureux les supporters et qu'on prenne du plaisir ! Mais on en prend pas mal… Avant tout, c’est gagner des matches et prendre du plaisir ! Le foot, ça reste un sport…
Et donc, toi, tu es content de retrouver ce stade !
Oui, je suis content ! Ça va être un beau match, le stade sera plein, on va jouer la nuit… C’est cool, le samedi soir ! Ça va être un beau match. Je suis très content de retrouver les supporters. Je remercie tout le monde de m'avoir envoyé des messages, ça m’a fait beaucoup de plaisir. Et oui, je leur dis à samedi, j'espère avec les trois points. Ici, je trouve que c’est l’un des seuls stades qui vit le match. La plupart des stades, ils chantent, ils vivent les buts, mais je trouve qu’au Havre, ça vit les tacles, ça vit les contacts, c’est un peu à l’anglaise. Ça vit vraiment les actions.
Tu n’as pas envie de revivre des trucs comme en fin de saison dernière, là, au mois de mai, et d'attendre la dernière seconde ?
Non ! (rires) Franchement, je touche du bois, mais je pense que cette saison on est quand même mieux que la saison dernière, en termes de jeux, etc., je trouve, et même si on parle mathématiques, au niveau des points. On est mieux, il faut continuer comme ça, prendre match après match. Et mettre le plus de distance possible avec les autres pour être tranquilles.
Propos recueillis par Olivia Detivelle
Toujours ! (rires) Ici, on joue à un jeu au vestiaire, j'ai oublié le nom, avec des dés. Ils m’ont appris à jouer, mais il y a beaucoup de tricheurs ! En fait, il faut tricher en même temps qu’eux, sans se faire voir… (rires)
Qu’attends-tu du match de samedi ?
Pour l'équipe, j'attends que tout le monde soit en forme, pour qu'on gagne, pour qu'on prenne le maximum de points d'avance sur ceux qui sont derrière nous. Et qu'on rende heureux les supporters et qu'on prenne du plaisir ! Mais on en prend pas mal… Avant tout, c’est gagner des matches et prendre du plaisir ! Le foot, ça reste un sport…
Et donc, toi, tu es content de retrouver ce stade !
Oui, je suis content ! Ça va être un beau match, le stade sera plein, on va jouer la nuit… C’est cool, le samedi soir ! Ça va être un beau match. Je suis très content de retrouver les supporters. Je remercie tout le monde de m'avoir envoyé des messages, ça m’a fait beaucoup de plaisir. Et oui, je leur dis à samedi, j'espère avec les trois points. Ici, je trouve que c’est l’un des seuls stades qui vit le match. La plupart des stades, ils chantent, ils vivent les buts, mais je trouve qu’au Havre, ça vit les tacles, ça vit les contacts, c’est un peu à l’anglaise. Ça vit vraiment les actions.
Tu n’as pas envie de revivre des trucs comme en fin de saison dernière, là, au mois de mai, et d'attendre la dernière seconde ?
Non ! (rires) Franchement, je touche du bois, mais je pense que cette saison on est quand même mieux que la saison dernière, en termes de jeux, etc., je trouve, et même si on parle mathématiques, au niveau des points. On est mieux, il faut continuer comme ça, prendre match après match. Et mettre le plus de distance possible avec les autres pour être tranquilles.
Propos recueillis par Olivia Detivelle
VS
HAC - Monaco
24/01/2026
19:00 - Stade Océane
19ème journée
24/01/2026 HAC - Monaco
20ème journée
01/02/2026 Lens - HAC
21ème journée
08/02/2026 HAC - Strasbourg
22ème journée
15/02/2026 HAC - Toulouse




















